pauline

Pauline

« Petit à petit se reconnecter à soi au fil des mois. Sans se cacher, sans se juger, sans s’effrayer.

La démarche est symbolique et pleine de sens, elle marque un point dans ma vie, une étape. Elle ouvre des portes vers la pleine acceptation de ce que je suis. S’occuper de moi, oser croiser mon propre regard. Ne plus voir seulement la petite, l’enfant et la jolie, la bien-souriante, la bien-aimante et la faussement heureuse.

A 27 ans, il y a un élan qui me pousse. Enlever les couches de vêtements et ces artifices et m’accueillir tel que je suis. Qui suis je à l’origine? C’est l’action d’une femme au désir d’être soi, d’être libre, émancipée de son éducation et d’un ego qui la trompe. Sortir de son trauma d’enfance qui n’invite pas la femme. Un ego construit sans modèles parentaux, abandonnée, le ventre bien serré alors se cacher, cacher sa colère pour être aimée peut aider, un temps seulement! Une erreur d’enfant que de se façonner pour trouver prés de soi l’amour des autres.

Alors on développe une empathie extrême, on sent et ressent les autres, leurs émotions, leurs actions, leur pensées… On s’identifie à eux. Mais ou suis je? On se perd. De cette manière on s’adapte, ils nous aiment, on ne s’aime pas. On est dépendant des autres. On reçoit de l’amour pour être bien aimable. Pas un défaut, rien de travers, on répond toujours oui, on est toujours présent pour les autres. On attend de recevoir l’amour des autres jusqu’au jour où le vide est trop grand. La bataille interne démarre, on cherche des réponses. On en trouve tardivement … un peu dans le yoga, un peu dans la danse, un peu dans la vie, un peu dans les amis. Et puis ce sentiment, une rage, une colère, une boule au ventre reste et s’accumule. Le besoin d’être vivante est trop fort, il me pousse à agir, réagir, à changer. Il est temps de l’exprimer, de se montrer, de me regarder. Cette rage est toute mon humanité.

C’est la chrysalide qui s’ouvre dans l’intensité, le cordon qui se coupe. C’est revivre enfin ! Renaître à soi. « Ma vulnérabilité j’en fais ma force. »

Je vous laisse témoin ici de mon action, de mon changement. Une photographie symbolique, un aveu à soi d’abord. »

Pauline R.